LE LIVRE NOIR de L'ECONOMIE MONDIALE
Traduit de l'anglais par Simone Arous
Bienvenue dans l'ère du crime mondialisé. Cela va du plus " anodin " (DVD piratés, contrefaçons et autres téléchargements illégaux) au plus sordide - trafic d'organes humains et nouvelles formes d'esclavage sexuel. En Transnistrie, enclave d'Europe de l'est, on trouve au grand jour sur les marchés des Kalachnikovs et des bombes chimiques ; du Brésil à l'Azerbaïdjan en passant par le Mozambique, on enlève des enfants pour prélever leurs reins et les vendre sur Internet ; des " mulets " acheminent des kilos de drogue de Bogotá à Washington, pour une poignée de dollars, l'estomac rempli de sachets de cocaïne. Et par cargos entiers, tout un cheptel humain débarque chaque jour sur les côtes européennes - réfugiés fuyant la misère et vendus à des réseaux tentaculaires et nébuleux.
Nul n'échappe à l'emprise de cette économie parallèle en plein essor
qui, la première, a su tirer profit des nouvelles technologies et
de l'effacement progressif des frontières. Le livre noir de l'économie
mondiale peint le tableau apocalyptique des trafics en tout
genre qui, partout, ont envahi les plus hautes sphères du pouvoir
- et notre quotidien. Une enquête édifiante sur la part obscure
de la mondialisation ; mais aussi un appel volontariste au réveil
des consciences et des politiques.
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 © Jerry Bauer
Moisés Naím est rédacteur en chef du magazine américain Foreign
Policy, spécialisé dans l'économie, la politique internationale,
et plus particulièrement la mondialisation. Détenteur d'un PhD du
MIT, il a été ministre de l'industrie et du commerce au Venezuela
en 1989, ainsi que directeur exécutif de la Banque mondiale. |